Salut Eric !

Bals« Eric nous avait rejoints voici trois ans. Malheureusement, il n’a pu pédaler que durant quelques mois à nos côtés. LA maladie a choisi de lui tomber dessus, lui, le sportif multi-disciplinaire, coureur à pieds, marathonien, triathlonien, cycliste confirmé. Il s’est battu de façon admirable, il est allé au bout du bout, s’est accroché, encore et encore, grignotant par ci par là quelques jours de vie, quelques miettes de souffle… Puis la pente, tout à coup, s’est révélée vraiment trop dure, à bout de force, notre ami a dû mettre pieds à terre, ce n’est pas lui qui a renoncé, c’est la faucheuse qui l’a injustement poussée ….. Salut Eric, repose en paix. Promis, juré, on pensera à toi durant les prochaines sorties, quand les jambes brûlent, quand on se demande ce qu’on fout là, on saura trop bien combien tu aurais aimé être encore à « souffrir »‘ à nos côtés. On pédalera pour toi….. »
Mail de sa famille : surlesplages@gmail.com
Denis

Bourse aux vélos

imageUZES VELO CLUB organise sa première Bourse aux Vélos et Accessoires à Uzès. Le dimanche 12 Juillet, esplanade de la poste.
Tarif exposant, 5€ les 2 mètres linéaires.
Venez vendre, chiner ou acheter la pièce rare dont vous avez envie !
Manifestation couplée avec la Bourse aux Motos d’Uzès.
Contact : Romain au 06 42 08 68 51 – caubre@orange.fr – OU – Daniel au 06 11 09 59 – danieldeleuze30@gmail.com

Rando Mont Aigoual 2015

Après quelques péripéties pour s’inscrire le vendredi pour le samedi, nous voici Gilles, Maurice, Cyril de St Théodorit et Eric de Sauve, et moi-même pour la rando de 26km du midi-libre Mont Aigoual.
Un départ au starter juste après la course chronométrée, nous voici parti derrière gilles qui nous filme sur un bon rythme qui ne va pas durer car en haut de la première montée déjà Cyril et Eric sont devant.
Après quelques descentes dans les racines et la terre sablonneuse nous laissons les 2 costauds partirent, et gilles nous attendre en haut de chaque difficulté. Nous retrouvons nos 2 rapides au détour d’un DFCI car ils ont loupés la bifurcation et fait un kilomètre en plus. Quelques sous bois et traversées de ruisseaux plus loin (photos à l’appui) nous arrivons au ravitaillement où nous croisons des coureurs qui eux aussi ont été piégés par la vitesse et ont loupé une bifurcation.
Après le ravitaillement, Gilles nous annonce enfin de la descente ce qui n’est pas faux malgré quelque montée technique et surtout un trou ou je veux m’arrêter mais les cales ne déchaussent pas et pour cause j’ai perdu une vis donc CHUTE, et on apprendra qu’Eric, lui, l’aura descendu sous son vélo…
Trop fatigué pour faire les 3 derniers km avec Maurice nous rentrons difficilement même par la route et en descente.
Cyril termine devant Eric victime de crampes et Gilles juste derrière en pleine forme prêt à dévorer une grosse entrecôte; nous dit-il devant une bonne bière.
A l’année prochaine pour de nouvelles péripétie à l’Aigoual.
Michel

Reconnaissance de la cyclosportive « l’Etape du Tour »

« Cette année, neuf licenciés d’UZES VELO CLUB ont décidé de participer à la cyclosportive « l’Etape du Tour », prévue le 19 juillet prochain, entre Saint jean de Maurienne et La Toussuire. Le principe de l’organisateur du Tour de France, ASO, est de faire participer en épreuve cyclosportive l’une des étapes de montagne du Tour, quelques jours avant le passage du « vrai » peloton, à 15000 amateurs. Et certains viennent de très loin, on peut y voir des colombiens, des japonais, des russes, des australiens…… Quelques français arrivent quand même à se mêler à ce paquet  cosmopolite, pour peu qu’ils soient arrivés à décrocher un dossard. Ceux-si s’arrachent en quelques heures à peine, dès l’ouverture des inscriptions, voici plus de six mois !
Parmi eux donc, neuf uzétiens. six d’entre eux, Hervé, William, Jean-Luc, David, Georges et Denis, ont décidé ce weekend d’aller reconnaître le parcours et peaufiner ainsi leur préparation. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas été déçus !CIMG7914
Une météo agréable, quoique un peu fraîche en haut des cols. Et des cols, il y en avait ! quatre au total, pour un dénivelé total de 4600 m ! Celui du Chaussy tout d’abord, dès le départ, régulier avec ses 15 bornes de lacets entre 5 et 9%. Un bon échauffement ! Chacun monte à sa main, on se regroupe en haut où attendent nos accompagnatrices avec nos coupe-vent.Descente prudente, la route est en travaux, une trentaine de kms de plat, puis arrive le plat principal : Le Glandon, avec un grand G s’il vous plaît, car celui-là est vraiment terrible avec des passages à 10 voire 12 ou 14%.  Les trois derniers kms sont vraiment très durs contrairement à ce qu’annonce le dépliant. Puis on enchaîne par la Croix de Fer, finalement très facile par ce côté-là.  On passe le sommet un par un, comme on peut, le visage marqué et les jambes meurtries. La descente est technique, les corps déjà fatigués, il faut maîtriser sans cesse sa vitesse, des virages serrés, des trous, des bosses, du gravier….Mal aux mains à force de freiner….Arrêt à mi-pente pour un casse-croûte et un café salvateurs. Ça repart, il fait frais. Tout juste le temps de bien se remettre en selle sur quelques kilomètres, un croisement à droite et nous voilà à l’attaque du Mollard. Les deux premiers kms sont costauds, puis ça se calme. On y va tranquille, il faut en garder pour la fin ! regroupement en haut pour une belle descente, rapide, où la vigilance est quand même de mise. Petite frayeur, Hervé crève de l’avant, le pneu entaillé par un silex. Ouf, il est resté sur sa machine, malgré la vitesse (60km/h). En bas, retour sur St Jean de Maurienne puis à gauche, direction La Toussuire, 18 kms de montée finale : certes ce n’est pas la plus dure, mais les organismes bien entamés auront bien du mal à en venir à bout. Chacun y parviendra toutefois, en gérant selon ses moyens : que de grimaces, de crampes, de « mais qu’est-ce que je fous là ! »….
image1Et puis là-haut, tout là-haut, le Graal, la borne d’arrivée, le sprint entre copains, sur la ligne, « pour de faux », le sourire, les accolades, et la photo bien sûr, il faut « immortaliser » l’instant !
Là ce n’était que la « reco », le 19 juillet prochain sera une autre affaire et certains ont déjà pris un engagement : perdre encore quelques kilos pour être sûrs d’aller décrocher le tee-shirt de finisher dans les temps ! « 

 

Sortie VTT du Dimanche 21 Juin 2015

Génolhac – Alès: 60 Km, 1300 mètres de montée cumulée, 1600 mètres de descente cumulée.

Aujourd’hui, Dimanche 21 Juin nous avions décidé Yann, Michel et moi-même (Gilles) de nous rendre à Génolhac en train au départ d’Alès. Yann nous a concocté ensuite un retour à travers bois avec nos bécanes.

A 8 heures, nous nous retrouvons à la gare d’Alès où nous prenons nos billets pour Génolhac, pays de la « castagne ». Le chef de gare nous indique dans quel wagon nous pouvons mettre nos vélos. Mais, il n’y a de la place que pour 2 seulement. Le troisième voyagera dans le couloir. Nous nous installons dans une super Micheline toute neuve.

A 8 heures 40, le convoi s’ébranle. Je n’ai jamais vécu une aventure pareille et j’en suis tout remué. Par la vitre, je contemple le paysage qui défile devant mes yeux admiratifs. De temps en temps, des tunnels nous plongent dans le noir. Le mécanicien donne du sifflet à l’entrée et à la sortie de chacun d’eux. Tout ceci contribue à donner plus de réalisme à notre escapade.

Sur le trajet, nous avons quelques brefs arrêts dans les petites gares comme celle de Chamborigaud. A 9 heures 20, le tortillard nous dépose à notre terminus: Génolhac. Pour immortaliser l’instant, nous prenons une photo devant la gare avec nos vélos que nous venons de récupérer.
 

 
Puis, les enfourchant, nous prenons la direction de Vialas par le GR. Mais, nous nous rendons vite compte que ce dernier ne peut être emprunté que par des marcheurs confirmés et bien chaussés tant la pente est abrupte et caillouteuse. Nous voila donc contraints à la poussette et au portage jusqu’au col de Montlar à 896 mètres d’altitude. De là, par un super chemin de pierre, nous dévalons une pente cassante mais ludique. Le plaisir est là, les sensations aussi. Que du bonheur!

Bientôt, nous atteignons Vialas que nous traversons. A la sortie du village, nous prenons un petit encas car nous commençons à avoir l’estomac dans les talons. Il est alors 11 heures 30 et nous nous rendons compte que 2 heures après notre départ, nous n’avons fait que 8 petits kilomètres. Or il en reste encore plus de 50 à parcourir.

Nous poursuivons par un super chemin qui nous mène jusqu’à un joli village entièrement restauré: Castagnols. L’endroit est magnifique. Il y a un gîte d’étapes et aussi la possibilité d’effectuer des randonnées avec des ânes (ne riez pas!).

Nous nous élevons (avec un gros poussage) par le GR de Pays du Tour de la Haute vallée du Luech. De là haut, la vue à 360° est à couper le souffle. Nous décidons de nous y arrêter un peu et de tirer notre repas du sac. Il n’y a pas de plus bel endroit au monde pour pique niquer vous dis-je!

La descente vers Portes s’effectue tantôt par les chemins tantôt par la route pour rattraper un peu le retard que nous avons accumulé. Nous arrivons au château de Portes par le GR 44 B. Là, Yann revoit le trajet prévu pour le raccourcir un peu car nous commençons à sentir la fatigue et surtout nous ne sommes pas en avance sur notre programme.

Nous prenons la direction de Florac, passons à côté d’anciennes mines de charbon, arrivons au village de Chamclauson pour ensuite descendre vers la Grand Combe par un sentier plutôt sympa. Arrivés à la Grand Combe, nous traversons le Gardon et nous faisons les 10 derniers kilomètres par la route. Yann pilote en tête à 35 Km/h de moyenne. Un moment j’accélère, le dépasse, prend 200 mètres d’avance mais, il me demande de ralentir et de rester dans le sillage du groupe. Nous débouchons dans Alès toujours à 35 Km/h et suivons le Gardon jusqu’à nos véhicules. Vélos et sacs à dos dans les coffres, nous dégustons une bonne bière au bar situé devant la gare. Nous rentrons chez nous fiers de notre randonnée dans cette contrée quelque peu inconnue, aux paysages insolites, pittoresques et si émouvants.

Enfin de compte 50 km, 1000 m de D+

Les infos technique de cette sortie

https://connect.garmin.com/activity/810652475

pensez à mettre les infos en  «  métriques «  ( en haut à droite)

Nous referons cette sortie, c’est certain, mais en évitant la prochaine fois les pièges dans lesquels nous nous sommes parfois fourrés comme le GR du départ par exemple.

 

 

 

La Randonnée infernale

Ah quelle belle balade nous avons faite sur nos flamboyants VTT, destriers des temps modernes !

Pour commencer un tour dans la plaine, histoire de nous dégourdir un peu les guiboles. Il fait un temps magnifique. Le soleil, en ce mois de Juin, réchauffe un peu plus chaque jour l’atmosphère desséchant peu à peu arbres et arbustes dont la montée de sève est au ralenti. L’eau commence à manquer dans le sol, phénomène marquant le début de la sécheresse estivale. Après une première grande boucle sur notre droite, nous commençons à nous élever par un petit chemin rocailleux tout en lacets qui nous mène sur le plateau. Du point le plus haut de l’endroit, nous pouvons observer toute la campagne environnante avec, dans le lointain, les contreforts des Cévennes qui paraissent endormies dans une espèce de léthargie indolente. Nous poursuivons notre chemin en nous dirigeant vers le Nord-Est. La deuxième difficulté du jour nous y attend : une montée raide, abrupte, cassante, mais heureusement pas trop longue. Et c’est à la force des mollets que nous atteignons ce petit sommet visible de toute la plaine de l’uzège. Un petit belvédère en bois permet de mieux observer le paysage qui s’offre à notre vue. Des formes géométriques apparaissent sous forme de carrés et de rectangles de toutes couleurs. Les blés murissants mêlent leur jaune doré au vert tendre des vignes, les oliveraies affichent un vert plus soutenu, les bosquets se détachent d’un vert plus sombre encore. Une rangée d’arbres de type ormeaux, court en zigzag à travers la campagne et longe le ruisseau qui vient donner sa touche finale à ce merveilleux panorama.

Nous longeons ensuite la bordure de la plaine, cherchant à nous mettre à l’ombre sous les grands chênes centenaires. Puis, nous escaladons un sentier rocailleux, en pleine garrigue, en plein soleil. C’est suffocant mais, le plaisir de l’aventure passe avant tout. C’est lui qui nous guide, qui nous élève, qui nous transcende. Les restes d’un vieux moulin à vent dominent ce paysage de désolation perdu au milieu de la roche calcaire. Le chemin qui y mène a été taillé par les anciens de manière à ce que leurs animaux de trait puissent y convoyer leur chargement de blé. Encore un peu de roulage, et nous voici dominant les gorges encaissées au fond desquelles coule la rivière qui a donné son nom à notre département. Des grottes s’ouvrent ça et là dans ces falaises abruptes. Aux temps préhistoriques, elles se trouvaient au niveau de la rivière et étaient habitées par nos lointains parents. Des traces et des vestiges témoignent de leur présence. L’une d’entre elles, la plus connue, renferme quelques peintures rupestres. Une grille métallique en protège l’entrée.

Quittant ce lieu magique, nous nous dirigeons vers un autre lieu au passé tout autant chargé d’histoire. Il fut un lieu de prière, un lieu saint, où religions antiques et contemporaines se sont succédées jusqu’à l’aube de nos temps modernes. Son accès n’est pas facile lorsque l’on cherche à l’atteindre par le haut de la colline qui le surplombe. Un peu de portage est nécessaire mais, le jeu en vaut la chandelle. La beauté du site fait vite oublier les difficultés que l’on a eues pour arriver là.

Nous regagnons ensuite la plaine, traversons quelques champs de vigne sous une chaleur écrasante et tentons de nous mettre à l’ombre en nous dirigeant vers un bosquet planté de chênes verts et de chênes blancs qui procurent aussitôt une légère fraîcheur. Nous passons ce lieu, gravissons une dernière colline en surplomb d’un joli petit village proche d’Uzès au nom évocateur de « montagne de sable« . Encore un peu de plaine et nous atteignons notre point de départ après un périple de 4 heures 30. La fatigue de ce circuit éprouvant commence à se faire sentir mais, la fierté de l’avoir accompli est plus forte. Une bonne bière bien fraîche ramènera nos organismes échauffés à une température plus clémente.

Ce circuit, vous ne le connaissez pas, vous ne le connaitrez jamais bien que certains lieux décrits existent réellement et sont identifiables car je n’ai pas tout inventé. Je me suis amusé à vous raconter une rando sortie de mon imagination, où les lieux que nous visitons tout au long de l’année se trouvent en enfilade les uns derrière les autres et où les distances sont gommées. Essayez de les découvrir tout en sirotant une petite mousse…..

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Sortie VTT du Samedi… sans les filles

Hé oui, c’est moi qui m’y colle, ça ne sera pas du tout aussi Lyrique qu’Alain ou aussi pro que Dominique.

Pour cette sortie du samedi les filles ont déclinés tour à tour avec des excuses…
Donc était présent Yan et Joël (armé d’un pistolet à eau pour arroser les filles, loupé)
Départ Argilliers par les monos habituels, ensuite un bout du parcours VT’truffes (boucle 55) montée au pylône et descente par le mono des Charettes (boucle xc de Vers). Ensuite remontée par la combe du Merle (un peu de poussage, beaucoup de pierre sur 200 m). Descente sur Castillon pour retrouver la combe de Vayer et surtout le depart de l’homme Mort, remontée jusqu’au bout à la pierre plantée (super mono, pas de cailloux, montée réguliere) pour retrouver la superbe descente ( les cailloux ont été enlevés au milieu par les randonneurs à pied, alors merci !)

Je mets la camera vers l’arriere sur les conseils de Yan, je pars devant et Joël me suit.
Super video, « je me suis blindé » Comme dirait Thierry. Voilà 26 km rondement menés, ponctuée une boisson fraîche à l’arrivée
Gilles

La trace GPS toujours ici

VTT dans le Lubéron

Bruno (dit Haribo ici…), Gilles, Thierry et Dominique (le narrateur) ont participé aux 3 jours de VTT dans le Lubéron proposé par le Club d’Istres et le célèbre Chacha (Michel Charreard voir photo vintage…). 

Soit je fais un petit résumé succinct du type « Yes, c’était super !  » soit je développe… Donc, je développe.

Retrouvailles pour tous le jeudi 14 mai au gîte à l’entrée d’Apt. 40 Vététistes arrivent de toute la France… Installation, décontraction, bonne ambiance et déjà de la concentration, vérification du matériel… 1er départ dans quelques heures. (45 km – 900 D+) 18 h top chrono, photo de départ et en avant. Chacha nous cueille à froid par 6 km d’ascension terrible par une chaleur orageuse étouffante. Tout le monde est dans le rouge… Un coup d’œil à Thierry et Gilles ils sont comme moi… Comment allons- nous faire tout ce qui nous attends ? Il faudra attendre le 15 ème km et la traversée de Buoux pour commencer à trouver un bon rythme. Une succession de beaux monotraces variés (racines, pierriers, ocre…) nous mènent jusqu’au Pont Julien où le crépuscule s’annonce. Pause Haribo puis, il est temps d’allumer les frontales pour la partie « piquante » de la sortie. Nous contournons Roussillon et en avant dans les monos d’ocres de nuit ! C’est légèrement kamikaze, tout le monde se suit dans la poussière et les éclairages communs… le tracé est technique, il ne faut pas trop se poser de questions et y croire, c’est grisant ! 22 h 30, nous sortons des ocres sans trop de casse, génial pour la plupart d’entre nous, pas top pour ceux dont c’était la première sortie de nuit. 23 h au gîte, 1 h de mat’ au lit, petit déj’ 7 h. Bonne nuit.

LUB-4

Jour 2 (50 km – 1300 D+) : La lecture du profil de l’étape fait peur à la plupart. Nous commençons par 15 km d’ascension ! C’est parti, Gargas, St Saturnin les Apt, ça monte doucement puis la route (et oui…) s’élève pour 10 bornes à 8% de moyenne. La troupe s’étire, c’est le début de la sortie faut s’économiser, les VTT réglés souple pour les chemins sucent le macadam… C’est le moment que choisit Gilles pour déclamer son mantra  » Putain, le VTT c’est fini, je me remets au golf… » ce sera son leitmotiv durant les deux jours. Le normand a besoin de se mettre en colère pour avancer. J’apprécie le confort de ma nouvelle selle SMP (spéciale anti-fourmillement… un truc de vieux dirait Stéphanie). Puis nous arrivons à la piste qui doit nous mener au sommet. La piste est encore plus raide que la route, avec Thierry nous cheminons lentement mais sûrement. Bruno nous attends au départ d’un monotrace « Allez les gars c’est la descente » annonce t-il. Voici le « Singletrack Paradise » 8km de mono d’enfer, rapide, ludique, technique, facile, difficile, étroit, pentu… du bonheur pur ! Thierry nous gratifie d’un beau roulé-boulé dans un passage complexe, mais l’animal est souple et repart aussitôt. Pause au château de St Saturnin et reconstitution de la troupe au complet. Direction les falaises de la Madeleine au dessus de Lioux, le mistral s’est levé force maxi, 100 km/h de vent nous fouette. Sur la falaise la progression est acrobatique, le vent nous bouscule, nous écarte de la trace, nous fait tomber ! c’est incroyable la force qu’il a ! Enfin la pause de midi un peu à l’abri. Le repas servi est d’enfer, quelle organisation ! Quelques Haribo de Bruno puis, avant la sieste, nous repartons vent dans le nez direction Roussillon l’ultra touristique. 10 km de chemins dans les ocres nous attendent et sont parcourus à bonne allure, ça sent l’écurie sur les derniers chemins, tout le monde arrive au gîte avec la pêche. Nous allons faire un tour à Apt en touristes tous les quatres. Gilles déprime légèrement… Un verre de blanc et quelques tranches de jambon cru plus loin, il reprend goût à la vie… L’organisation a prévu une dégustation de vin au domaine Mayol. Endormi sur mon lit, je la loupe. Les gars en reviennent avec les joues rouges… 22h au lit. Bonne nuit.

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Jour 3 (60 km – 1700 D+) : Du roboratif… un belle et grosse journée s’annonce. Certains choisissent de raccourcir l’étape et de ne la commencer qu’après le repas, pas les gars d’Uzès ! Départ de Bonnieux et immédiatement une belle montée vers la Tour Philippe, étrange construction due à un original Aptésien. Nous nous enfonçons dans un vallon d’où nous sortons par un difficile portage en montée et descente.  Puis une très longue côte par une grande piste se présente. Je suis la roue de Bruno qui monte sans efforts apparents, la suite est un nouveau portage puis un monotrace jusqu’à l’entrée de la forêt de cèdres, arbres importés d’Algérie vers 1860. S’en suit une longue descente rapide dans un monotrace parsemé de cailloux roulants à éviter absolument !. Nouveau passage par Bonnieux, nouveau portage (poussage), puis un nouveau monotrace étroit en balcon particulièrement remarquable. L’a-pic est à droite, il ne faut pas être tenté de regarder… le superbe paysage. La troupe se reforme au pont de la Coquille et son architecture étonnante. Une pause et direction le pique-nique ! Sur le chemin, Thierry arrache sa pédale gauche (CrankBrothers neuves…) de son axe, la poisse !! Heureusement notre Saint-Bernard (Bruno) a un jeu de pédales + cales dans son sac… ce gars est une perle, avec lui vous pouvez faire le tour du monde sans encombre. Après le repas, il reste la grosse difficulté du jour, 10 km de montée vers le Moure Nègre. Nous mangeons léger, buvons du Coca, Haribo quand même… ambiance studieuse au paddock. Il est temps d’y aller, nous suivons un beau chemin qui longe un ruisseau, un peu d’humidité sur le tracé fait du bien. C’est à ce moment- là que mon récit s’échappe du parcours prévu… Une partie glissante, deux marches à franchir… une dérobade de la roue avant après la première marche… un superbe OTB… je me relève sans douleurs apparentes et reprends mon chemin. Malheureusement mon poignet droit enfle et me fait de plus en plus mal, je ne peux plus tenir le cintre, je continue à pied en poussant le vélo, je sens poindre l’évidence, je vais devoir arrêter là… Arrivé à Sivergues au premier tiers de l’ascension, Chacha reconstitue la troupe. Je lui annonce que je vais devoir arrêter. Pas de réseau, fourgon d’assistance injoignable, je dois retourner à Apt avec mes propres moyens par la route… C’est, pour moi, le seul bémol à l’organisation léchée du club d’Istres. Généreusement Thierry propose de m’accompagner (alors que ce rôle aurait dû être tenu par un gars de l’organisation, me semble t-il ?), nous avons bien 10 km de route vallonnée à faire pour rejoindre Apt, sa présence rassurante me permet de rentrer sans trop de mal. Direction les urgences de la ville… mais c’est une autre histoire. Vers 19 h tous les bikers arrivent enfin au Gîte où Gilles et Bruno me racontent la fin du parcours. Gros portage dans une montée caillouteuse, passage sous le Moure Nègre puis longue et technique descente qui aura mis tout les organismes à l’épreuve. Bravo à tous !

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Apéro, repas, fête, Macarena… Les gens se lâchent (enfin surtout les sudistes…)

Ces trois jours nous auront permis de découvrir des paysages et des chemins magnifiques, de côtoyer des gens agréables (pour la plupart, il y a toujours quelques originaux solitaires) et d’apprécier la qualité de l’organisation made in Team Chacha et sa troupe. C’est à refaire sans aucun doute.

NB : Nous avons découvert un truc super. Pour pouvoir rouler sans s’arrêter (ou presque) avec 40 personnes de niveaux différents, Chacha et son équipe utilise un système de pancartes humaines… C Koi ? Et bien, Chacha roule toujours en tête, suivi par les gars les plus véloces. A chaque intersection il demande à l’un deux de faire « pancarte » c-a-d de s’arrêter pour indiquer à tous la direction à prendre. Le gars « pancarte » repart quand il voit le fermeur du groupe. Comme c’est un gars en forme, il remonte tout le peloton en s’amusant et se retrouve à nouveau derrière Chacha prêt pour faire à nouveau « pancarte » quand il y en aura besoin. Grosso-modo ils étaient 7 ou 8 à faire ça (nous l’avons fait aussi… un peu) et ainsi le groupe progresse toujours à la vitesse des plus lents sans que ceux-ci aient l’impression d’être attendus. De plus les « pancartes » encouragent les autres au passage et ça participe grandement à la bonne ambiance générale. A nous de tester ce procédé dans nos futures sorties de groupe, ainsi rapides et pas rapides peuvent rouler ensemble !

Les traces GPS, c’est ici

 

VTT : sortie Club à Fons sur Lussan

Nous étions une douzaine ce matin au rendez-vous de Fons sur Lussan. Camille et son fils Pierre, Daniel et son fils Rémi, des gars plus randonneurs et d’autres plus sportifs. Sous la houlette de Bruno tout le monde s’élance direction les ruines du château d’Allègre. Comme prévu le parcours est roulant sans grosses difficultés, la montée finale aux ruines ravira Rémi et Pierre qui pourrons faire parler leur explosivité. Quelques photos, Bruno sort sa célèbre boîte de bonbons Haribo et zou… direction de défilé de l’Argensol. Nous suivons cette superbe petite rivière encaissée pendant quelques kms puis le sentier s’élève par une longue et belle piste.

randoclubFons015

Nous arrivons au pied d’une terrible côte très pentue et particulièrement caillouteuse, certains s’essaient à la « montée impossible » (victoire de Cyril) puis plus modestement nous la montons tous en portage. Opération qui se révèle particulièrement éprouvante pour Daniel et son VAE de + de 20kg… (il faut bien qu’il y aient quelques défauts à cet engin qui nous double sans vergogne dans les montées…). Le retour s’effectue par une série de monotraces et pistes que tout le monde avale sans soucis, il est temps d’arriver au restaurant « la Goulade » de Fons où nous attends un délicieux repas (offert aux adhérents par le Club). Une bonne matinée et un bon moment de convivialité et d’échange, c’est à refaire !

La video


n’oublier pas les traces GPS c’est ici