L’étape du Tour 2015 – Nous y étions…

Samedi soir, invités par l’un des leurs à venir fêter « leur victoire » sur le Chaussy, le Glandon,  le Mollard et la Toussuire, les cyclosportifs d’UZES VELO CLUB n’ont eu de cesse de refaire leur course, de grimper à nouveau ces satanés cols, d’expliquer comment ils avaient géré leurs crampes, appuyé encore et encore sur les pédales, résisté à la chaleur, cherché tout au fond d’eux-même tout ce qui leur restait de force…..

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Ils étaient neuf du club au départ de l’Etape du Tour, la cyclosportive  la plus  connue en France et au-delà, qui reprend chaque années le tracé de l’une des étapes de montagne les plus exigeantes du Tour de France : Romain, Pierre, Denis, Hervé, William, Stéphane, Jean-Luc, David et Georges . Mais ils n’étaient pas seuls : en effet, sur la ligne, à Saint Jean de Maurienne, c’est un peloton de 12500 coureurs qui était lâché par vagues sur une route qui leur était réservée. Des américains, des anglais, des mexicains, des japonais, des brésiliens, des coréens, des australiens, des français parfois…..Un paquet ininterrompu, qu’un public enthousiaste  encourageait tout au long des  138 kms de l’épreuve. Encouragements bien utiles souvent, quand la souffrance est trop forte, les jambes trop brûlantes, le souffle  trop court, la tentation est grande de mettre pieds à terre, de jeter ce foutu vélo au fossé,  de monter dans le bus-balai ….. Ce que feront 2700 des participants !
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Mais un seul uzétien cédera, malade depuis le départ. Une chute lourde dans le Glandon aura raison d’un autre, lui brisant col du fémur et obligeant l’organisation à l’héliporter vers l’hôpital de Saint Jean.  Les sept autres parviendront à rallier l’arrivée, fourbus, épuisés pour certains, mais heureux et fiers d’avoir vaincu  cette foutue montagne et de pouvoir arborer médaille et tee-shirt de « Finisher ».
Georges, le meilleur d’entre eux, rentrera dans les 600 premiers dans le temps remarquable de 6h30.
Finalement, une belle journée d’efforts et d’amitié que nos sportifs ont pris plaisir, plus d’un mois après,  à prolonger autour d’un bon repas et d’un rosé bien frais !
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Un grand merci à David, cheville ouvrière de cette belle aventure, à l’origine du projet et du repas partagé, et à Roger qui, pour aider ses copains, leur passer équipement et ravito, n’a pas hésité  à s’installer deux jours avant au sommet du Glandon avec son camping-car.
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Et aussi un grand merci à Stéphane, pour les plans d’entraînement qu’il nous a concoctés et qui ne sont pas pour rien dans notre réussite.
Et si on remettait ça en 2016 les gars ?

Au bon plaisir de Michel

Cette semaine Michel nous a demandé d’avancer l’heure de départ de la sortie du samedi à 8h. Le mail en ce sens circule et tout le monde est d’accord. Nous sommes donc 12 à 8h au rond-point de la poste où nous attendons Michel. L’homme arrive… tranquille, en tongs avec son panier pour les courses… « Heu, j’ai un empêchement, je peux pas venir ce matin» Dit, décontracté ce sacré Michel.
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Nous avons quand même bien roulé, 85 km pour moi. Un peu sec au retour… sacré Michel…

Sortie au mont Ventoux

DSC02834Samedi 4 Juillet, le club a organisé une sortie avec pour objectif l’ascension du terrible et impressionnant mont Ventoux. Le départ est fixé chez Denis à 6 heures 45.

A l’heure dite tous les participants sont réunis et s’engouffrent dans les voitures pour se rendre à Villes sur Auzon. Les plus costauds s’en iront directement vers Bédoin et, après leur ascension, redescendront par Malaucène pour revenir à Bédoin où aura lieu le regroupement. Dans ce groupe que l’on appelera le groupe « Bédoin », il y a Romain, William, Denis, Enzo, Pierre (Nau), Stéphane, Jean-Luc, Florence, David et Jean-Philippe . Dans le groupe « Sault », il y a Hervé, Anita, Daniel, Maurice, Pierre (Barreau), Michel et Jacques.

Dès le départ, les 2 groupes prennent une direction opposée. Les costauds vont directement à Bédoin pour attaquer l’ascension la plus rude. L’autre groupe, suivi en voiture par Dominique et Alain promus pour la circonstance assistants porteurs d’eau, s’enfonce dans les gorges de la Nesque et y fait un magnifique parcours dans un paysage de toute beauté. Puis vient Sault qui offre un tout autre paysage et où la lavande en fleur exhale un doux parfum qui vient caresser nos délicates narines.

Bientôt la route s’élève traversant une forêt de hêtres et de sapins. Cela me donne des idées pour la prochaine saison de champignons ! Les kilomètres sont avalés peu à peu malgré la difficulté de la pente. Les porteurs d’eau font de temps en temps leur office en remplissant les gourdes d’une bonne eau fraiche. Le chalet Reynard est atteint peu après 11 heures. Nous avons perdu la trace du groupe « Bédoin » qui, à cette heure ci devrait avoir passé le sommet. Les réseaux téléphoniques fonctionnent très mal à cet endroit et nous n’arrivons pas à le contacter. Pendant ce temps le groupe « Sault », réuni, s’élance vers la dernière difficulté du jour. Chacun y va de son rythme, de son style. Le principal c’est d’arriver en haut, à cette antenne que l’on voit se détacher dans le bleu du ciel, perdue dans une caillasse éblouissante. Dominique et moi filons directement au sommet. Là, nous retrouvons Florence qui a fait son ascension toute seule, à son train et qui en est toute ravie. Puis les uns après les autres arrivent les forçats du groupe « Sault » exténués pour la plus part mais fiers de leur montée. Une photo du groupe sous le panneau d’arrivée au sommet immortalise l’instant. Ensuite c’est la descente vers Bédoin. Un contact téléphonique avec Romain est enfin établi. Il nous informe du bon déroulement du parcours de son groupe, sans incident notable.

Nous nous retrouvons tous vers 1 heure 30 bon poids au restaurant « La gousse d’ail » à Bédoin pour un succulent petit repas. Chacun est satisfait de son parcours effectué dans des conditions météorologiques parfaites.

Salut Eric !

Bals« Eric nous avait rejoints voici trois ans. Malheureusement, il n’a pu pédaler que durant quelques mois à nos côtés. LA maladie a choisi de lui tomber dessus, lui, le sportif multi-disciplinaire, coureur à pieds, marathonien, triathlonien, cycliste confirmé. Il s’est battu de façon admirable, il est allé au bout du bout, s’est accroché, encore et encore, grignotant par ci par là quelques jours de vie, quelques miettes de souffle… Puis la pente, tout à coup, s’est révélée vraiment trop dure, à bout de force, notre ami a dû mettre pieds à terre, ce n’est pas lui qui a renoncé, c’est la faucheuse qui l’a injustement poussée ….. Salut Eric, repose en paix. Promis, juré, on pensera à toi durant les prochaines sorties, quand les jambes brûlent, quand on se demande ce qu’on fout là, on saura trop bien combien tu aurais aimé être encore à « souffrir »‘ à nos côtés. On pédalera pour toi….. »
Mail de sa famille : surlesplages@gmail.com
Denis

Reconnaissance de la cyclosportive « l’Etape du Tour »

« Cette année, neuf licenciés d’UZES VELO CLUB ont décidé de participer à la cyclosportive « l’Etape du Tour », prévue le 19 juillet prochain, entre Saint jean de Maurienne et La Toussuire. Le principe de l’organisateur du Tour de France, ASO, est de faire participer en épreuve cyclosportive l’une des étapes de montagne du Tour, quelques jours avant le passage du « vrai » peloton, à 15000 amateurs. Et certains viennent de très loin, on peut y voir des colombiens, des japonais, des russes, des australiens…… Quelques français arrivent quand même à se mêler à ce paquet  cosmopolite, pour peu qu’ils soient arrivés à décrocher un dossard. Ceux-si s’arrachent en quelques heures à peine, dès l’ouverture des inscriptions, voici plus de six mois !
Parmi eux donc, neuf uzétiens. six d’entre eux, Hervé, William, Jean-Luc, David, Georges et Denis, ont décidé ce weekend d’aller reconnaître le parcours et peaufiner ainsi leur préparation. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas été déçus !CIMG7914
Une météo agréable, quoique un peu fraîche en haut des cols. Et des cols, il y en avait ! quatre au total, pour un dénivelé total de 4600 m ! Celui du Chaussy tout d’abord, dès le départ, régulier avec ses 15 bornes de lacets entre 5 et 9%. Un bon échauffement ! Chacun monte à sa main, on se regroupe en haut où attendent nos accompagnatrices avec nos coupe-vent.Descente prudente, la route est en travaux, une trentaine de kms de plat, puis arrive le plat principal : Le Glandon, avec un grand G s’il vous plaît, car celui-là est vraiment terrible avec des passages à 10 voire 12 ou 14%.  Les trois derniers kms sont vraiment très durs contrairement à ce qu’annonce le dépliant. Puis on enchaîne par la Croix de Fer, finalement très facile par ce côté-là.  On passe le sommet un par un, comme on peut, le visage marqué et les jambes meurtries. La descente est technique, les corps déjà fatigués, il faut maîtriser sans cesse sa vitesse, des virages serrés, des trous, des bosses, du gravier….Mal aux mains à force de freiner….Arrêt à mi-pente pour un casse-croûte et un café salvateurs. Ça repart, il fait frais. Tout juste le temps de bien se remettre en selle sur quelques kilomètres, un croisement à droite et nous voilà à l’attaque du Mollard. Les deux premiers kms sont costauds, puis ça se calme. On y va tranquille, il faut en garder pour la fin ! regroupement en haut pour une belle descente, rapide, où la vigilance est quand même de mise. Petite frayeur, Hervé crève de l’avant, le pneu entaillé par un silex. Ouf, il est resté sur sa machine, malgré la vitesse (60km/h). En bas, retour sur St Jean de Maurienne puis à gauche, direction La Toussuire, 18 kms de montée finale : certes ce n’est pas la plus dure, mais les organismes bien entamés auront bien du mal à en venir à bout. Chacun y parviendra toutefois, en gérant selon ses moyens : que de grimaces, de crampes, de « mais qu’est-ce que je fous là ! »….
image1Et puis là-haut, tout là-haut, le Graal, la borne d’arrivée, le sprint entre copains, sur la ligne, « pour de faux », le sourire, les accolades, et la photo bien sûr, il faut « immortaliser » l’instant !
Là ce n’était que la « reco », le 19 juillet prochain sera une autre affaire et certains ont déjà pris un engagement : perdre encore quelques kilos pour être sûrs d’aller décrocher le tee-shirt de finisher dans les temps ! «