Les avaous de Sanilhac :

La sortie d’aujourd’hui se passe dans un contexte atmosphérique assez inhabituel pour nous autres, gens du Midi, gens du soleil. Le ciel est tout gris mais, surtout il souffle un vent glacial qui n’incite pas à mettre un pneu dehors. Pourtant, nous nous trouvons 5 pour oser affronter les éléments. Nicolas est venu avec son fils Clément, Gilles (Jolion) est là, ainsi que Romain (Pierre) et Alain.

Nous prenons le même départ que Samedi dernier mais, arrivés près du vieux lavoir d’Arpaillargues, nous tournons à gauche sur le chemin des anciennes carrières pour venir rejoindre, en contre bas, celui de la Peirière et un peu plus loin la route d’Uzès à Arpaillargues. Nous la traversons pour nous engager en face en direction du Mas Peladan, puis du mas des Fleurs. Nous empruntons plusieurs petits chemins dans le secteur dit “circuit des capitelles“ pour revenir dans la plaine, pas très loin du pont romain. Puis, prenant la direction de Sagriès, nous montons, par un sentier rocailleux, sur le plateau de Sanilhac. Là haut, sur tout le versant orienté plein Sud, pousse une végétation constituée essentiellement de chênes kermès formant une zone de garrigue assez impénétrable que les anciens nommaient Avaous. Malgré ce, de nombreux passages y ont été tracés en tous sens par les habitants du coin pour leurs activités pastorales et champêtres ainsi que pour y chasser le fameux lapin de garenne. Nous circulons allègrement sur ce territoire où il est plutôt ludique de rider à travers ses coteaux et ses vallons. Progressivement, nous nous rapprochons de Sanilhac et de son château d’eau pour effectuer une descente rapide par la combe de Marque Pierre jusqu’ à Sagriès. De là, c’est le retour à Uzès par Pont des Charrettes et la montée des druides. Nous arrivons à peine 3 heures après notre départ au terme de près de 25 kilomètres.

Le mauvais temps ne nous a finalement pas trop dérangé, beaucoup d’endroits où nous sommes passés étant suffisamment abrités. Cependant, il était temps de rentrer car le froid commençait à se faire sentir et l’obscurité pointait le bout de son nez.

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