La baume Saint Vérédème:

Guillaume, Clovis, Clément, Raoul, Claude, Gilles J, Gérard, Nicolas, Daniel, Dominique et Alain se retrouvent sur le départ.

Il ne fait pas trop chaud, le soleil est légèrement voilé. Cela incite à une belle et longue sortie. Alors pourquoi ne pas aller du côté du Gardon et le suivre depuis la baume Saint Vérédème jusqu’à Collias? Le rush des touristes n’a pas encore commencé et la rivière, bien qu’un peu grossie par les récents orages, demeure paisible au fond de son lit.

Sitôt dit, sitôt décidé et nous voilà partis dans cette direction. Tout d’abord nous descendons à Pont des Charrettes par la grotte des druides, ensuite nous empruntons la petite route mi-goudronnée, mi-empierrée qui mène à Sagriès, puis la combe de Marque Pierres qui monte à Sanilhac. Nous traversons ce village avant de nous engager sur le GR 63 que nous quittons quelques hectomètres plus loin pour effectuer la descente vers la baume par un chemin particulièrement caillouteux. Bientôt tout le groupe se retrouve au bord du Gardon. Ce dernier coule avec un débit abondant et roule des eaux tumultueuses. Quelques groupes de personnes allongées sur les plateaux rocheux, se font dorer sous un soleil timide. Au dessus de nos têtes trône la chapelle Saint Vérédème restaurée récemment. Le début de notre trajet est un peu ardu car le passage entre les roches doit se faire à pied en poussant et en portant nos machines sur plusieurs dizaines de mètres. Pour ceux qui possèdent un VTTAE, comme c’est la cas pour certains d’entre nous, la besogne est encore plus compliquée. Il nous faudrait les muscles de Barracuda ! Heureusement nous atteignons la partie roulante et oublions rapidement la galère précédente car l’endroit est si merveilleux qu’il mérite bien un peu de sacrifice. Le sentier, parfois ensablé, parfois rocailleux, serpente le long du Gardon entre parties boisées et parties à découvert. C’est un réel plaisir de rider dans ce lieu magique. Des gens sont installés tout au long des berges, des kayakistes descendent le courant en direction de Remoulins. Le décor estival avec son lot de touristes se met peu à peu en place. Pendant un court arrêt contemplatif, Daniel constate qu’il a un problème avec sa potence : elle présente une belle fissure au niveau du guidon et il devra désormais rouler avec prudence pour éviter l’accident. D’ailleurs à notre arrivée à Collias, il quitte le groupe pour rentrer par la route. Dominique s’échappe lui aussi pour affaires personnelles. Le groupe se réduit un peu. La remontée sur le plateau est un peu rude. Le sentier qui conduit au GR tout en haut est très pentu. Seuls, les jeunes s’en sortent bien et arrivent au sommet les premiers. La récompense de cet effort se situe dans le superbe panorama que nous découvrons sur l’ensemble des gorges au dessus de Collias.

Nous gardons le GR pour revenir en direction de Sanilhac, nous arrêtant au passage pour aller admirer un autre point de vue. Raoul et les ados ne nous attendent pas et préfèrent filer devant. Notre groupe se réduit encore. Après avoir repris le GR, nous effectuons une descente qui nous conduit sur la D 212 au niveau du menhir Pierre Bamboche. Nous poursuivons en direction de la plaine du côté de Saint Maximin mais, pour éviter de prendre la route, nous remontons sur le plateau de Sanilhac. Cette dernière montée est rude sur un sol très imparfait. Une belle descente nous attend ensuite et nous conduit au mas de la Garonne. La traversée à gué de la rivière des Seynes est impossible aussi nous rentrons à Uzès en repassant par Sagriès. A l’arrivée, une bonne bière bien fraîche nous aide à dissiper notre fatigue du jour.

Très beau et passionnant circuit qui ne peut être réalisé qu’en cette période pour évoluer sur les berges du Gardon sans affluence excessive. Cependant la deuxième montée sur Sanilhac s’est avérée épuisante après un parcours déjà difficile de par sa technicité et ses dénivelés.