Les collines d’Argilliers
Aujourd’hui un grand groupe vététiste se forme pour la sortie du Samedi. Ados et adultes roulent ensemble ce qui fait un peu pagaille, surtout au début, car les rythmes de roulage sont bien différents. Mais chacun y mettant du sien, le groupe reste à peu près compact.
Nous allons en direction d’Argilliers en passant sous les collines de Saint Siffret et en traversant Saint Maximin. Avant ce village, Gilles B. propose de tester le passage ouvert par nos collègues forçats du Dimanche. Ils ont fait un excellent travail de débroussaillement en vue de la prochaine édition du challenge Gardois. Opération de déboisement parfaite, même pas une crevaison. Nous grimpons ensuite jusqu’au pylône qui surplombe Bornègre. Pour l’atteindre, il faut écraser la pédale sur un chemin rocailleux, pas facile du tout, surtout dans la partie terminale. Mais, ça c’est pour faire plaisir à Gérard…. La descente est un brin périlleuse car la déclivité, plutôt forte rend le freinage imprécis sur des pierres qui viennent parfois cogner contre le cadre. Passé le petit pont romain sur le tracé de l’aqueduc ancestral, Gilles propose une petite variante à sa sauce: remonter par derrière le mas de Bornègre pour retrouver le chemin normal d’Argilliers un peu plus loin. Ce petit contour accroit la difficulté par la nature de son relief escarpé sur des pierres saillantes et….coupantes. En effet arrivés au bas de la pente, nous trouvons Gilles au chevet de son pneu arrière malade: celui-ci présente une belle incision dans le flanc. Notre ami Gilles finira à pied jusqu’à Argilliers, son lieu de résidence. Le groupe continue sans lui. Nous passons Argilliers et remontons sur le plateau par un chemin rarement emprunté par les groupes qui lui préfèrent la tranquillité d’un roulage dans le fond de combe adjacent. C’est d’ailleurs un peu par erreur que j’ai conduit le groupe à cet endroit, n’ayant pas retrouvé le sentier qui permet d’aller au-delà : des travaux de débroussaillement, apparemment récents et un champ clôturé m’ayant un peu égaré. La montée est rude sur un de ces pierriers chers à notre ami Gérard mais qui conviennent parfaitement à nos jeunes exaltés. Il en faut pour tous les gouts. Nous faisons notre halte petits fours habituelle sur une aire ensoleillée, à côté de la cabane des chasseurs. Ceux-ci sont d’ailleurs présents sur le site, en situation de chasse plutôt “zens“. Nous empruntons le petit mono qui conduit en vire volte jusqu’au dessus des Auvis, hameau du village de Flaux. Nous descendons en direction de ce lieu pour bifurquer un peu plus bas sur notre gauche et pour retrouver, par un petit sentier quelque peu vallonné, le chemin qui passe sous Saint Siffret et qui ramène à Uzès par Panéry.
Nous arrivons sur l’esplanade, il fait encore plein jour malgré les arrêts, les attentes et les difficultés de terrain qui nous ont retardé considérablement. Avec le mauvais temps de la semaine, la neige, le froid qui aurait pensé à ce bel après-midi presque printanier que nous avons eu et qui nous a permis une autre belle sortie à VTT ?